Dernière nouvelle

  • L’énigmatique étreinte

    Consigne 16 – Savoir entretenir le suspense

    Pour cette seizième consigne, je devais écrire un texte qui à chaque phrase vous tienne en haleine jusqu’au dénouement final. J’ai choisi l’histoire d’un homme qui entre dans un bar après sa journée de travail bien chargée. Une rencontre aura lieu entre les notes de musique et les effluves d’alcool. Entre réalité et illusion, je vous laisse découvrir la suite.

    Je me traîne dans les rues à la recherche d’un endroit, où me poser. Me détendre après cette journée épuisante. J’ai tellement besoin d’un remontant. Je suis vidé, décomposé, sous l’emprise d’un mal bien précis, celui de l’ennui. Je lève la tête. La lueur d’un néon m’irrite la rétine. Un bar est ouvert. J’entre et je me dirige directement vers le comptoir. Enfin un peu de chaleur dans mon existence sans saveur. Je ne demande même pas la carte des alcools. Je sais ce qu’il me faut. Un verre d’armagnac. Le barman me l’apporte. Je ne bois pas tout de suite. Je fais danser les glaçons dans le verre. Leurs tintements commencent à m’apaiser. Je relâche mes épaules en arrière et esquisse un petit bâillement.

  • La maison Pouleman est dans la panade

    Consigne 15 – Écrire une nouvelle de genre dite « noire »

    Pour cette quinzième consigne, j’avais plusieurs possibilités dans le genre de nouvelles dite « noires », j’ai opté pour le polar. Nous voilà plongés par conséquent dans les années 50, aux États-Unis. Policiers, espions, mafia, voici ce que je vous sers pour ce texte agrémenté d’argots et de vieilles expressions dans leur jus. Régalez-vous !

    Il est 10 heures. La journée s’annonce bien. Pas trop chaude, pas trop froide, le juste milieu. Climat agréable pour un briscard comme moi, qui approche des dernières années de son service à la maison Pouleman. Je franchis la porte d’entrée du poste de police. Tout le monde s’affaire au train train habituel, le crime passionnel, le cambriolage qui a mal tourné, le fils ambitieux déçu de ne pas toucher son héritage, qui renvoie son père à la maison mère, bref, la routine. Je me dis à ce moment, que je vais me trouver un petit coin pénard, me carrer dans un fauteuil et faire mine de bosser. Je vais faire dans la profondeur, le professionnalisme éveillé, et donner un sens important à ma journée. Mais c’est sans compter sur la bleusaille qu’on m’a filée entre les pattes, qui se rapproche de moi à grande vitesse. Qu’est-ce qu’il me veut celui-là de si bonne heure. 

  • Du rififi au Valhalla

    Consigne 14 – Revisiter les mythes et les légendes

    Pour cette quatorzième consigne, je devais m’attaquer aux mythes et légendes de notre monde en altérant la finalité. Cette fois, je me suis aventuré dans les légendes nordiques, et je me suis attaqué aux croyances vikings. Le Valhalla. Pour changer cette légende, j’ai tout simplement doté les valkyries d’un syndicat. Iront-elles sauver ce pauvre soldat agonisant aux portes de la mort ? À vous de le découvrir, car rien ne va plus dans les cieux.

    C’est la première fois que je contemple aussi sereinement le ciel. Il est immense et son voile azuré s’étend par delà l’horizon. Il nous englobe de sa protection en nous apposant son sceau, un sceau de paix qui nous porte à la rêverie. Mon regard se perd dans cette étendue de liberté, où je ne trouve aucune accroche. J’aperçois le soleil déjà haut à cette heure, ses rayons embrassent les cieux et intensifient leurs reflets bleutés. Je me sens bien sous sa lumière, elle réchauffe paisiblement mon corps fatigué par cette dure matinée. Un ombrage vient, de légers nuages passent au dessus de ma tête, ils semblent suivre un tracé, leurs propres chemins, en obéissant uniquement aux règles dictées par la nature. J’entends le vent me murmurer à l’oreille que moi aussi, bientôt, je continuerai ma route. En attendant cet instant, je suis allongé et j’admire ce spectacle sans fin, celui de la vie. Ma respiration devient de plus en plus lente, je suis conduit progressivement vers un état de quiétude. J’ai du mal à garder les yeux ouverts. Je m’assoupis, bercé par le vent qui continue doucement de souffler sur la vallée où je me repose. 

  • La nuit fauche la vie

    Consigne 13 – Écrire une nouvelle fantastique

    Pour cette treizième consigne, il m’était proposé de me poser la question « et si…? » afin de m’aider dans la réalisation de cette nouvelle fantastique. J’ai réfléchi et mon imagination m’a porté sur une histoire où la nuit serait représentée tel un monstre assoiffé de sang humain. Je conduis l’aventure sur un groupe de jeunes qui doit survivre à ces nuits de plus en plus dangereuses et meurtrières. Cette nuit sera-t-elle leur dernière ?

    Notre groupe dévalise la supérette locale, à la recherche de nourriture, de vêtements et de piles.

    – Faites vite ! D’autres personnes peuvent rappliquer, m’écrié-je

    – Lindsey, je n’arrive pas à trouver d’autres lampes-torches… s’exprime Charlie le cadet de la bande. 

    – Va voir dans la réserve avec Amber, et vous les jumeaux chargez la voiture avec ce que vous avez trouvé, nous devons nous dépêcher !

    Je continue dans les rayons à la recherche de couvertures pour les nuits qui sont très fraîches, car nous dormons dans la voiture de mon père, une vieille Ford de 1984. Nous essayons de survivre. Le courant général de la ville a été coupé quelques jours après les premiers signes.

  • Le pacte du sang

    Consigne 12 – Inventer une nouvelle de fantasy

    Pour cette douzième consigne, l’intitulé le résume, je devais écrire une nouvelle de fantasy. Pour ce texte, différentes pistes m’étaient proposées allant de la science-fiction à l’heroic fantasy. J’ai préféré me lancer dans une histoire, où le héro se lancera dans une course contre la montre pour sauver sa jeune sœur, qui est atteinte d’une malédiction causée par des ombres maléfiques. Un récit en forme de conte avec une pointe de dark fantasy.

    – Pourquoi ?

    Ces mots résonnent en moi me serrant le cœur. Mes larmes coulent pendant que je m’échappe en tenant par la main Sophia, ma petite sœur. Notre village est en feu. J’entends le craquement des maisons enflammées de nos voisins, et de nos amis. Les hurlements de souffrance des derniers habitants, s’estompent progressivement au fur et à mesure que nous nous éloignons. Nous ne lançons aucun regard, nous courons sans nous arrêter, loin de cet enfer. 

    Personne ne s’y est attendu, ils sont arrivés brusquement, et sont sortis de l’obscurité. Assoiffées de sang humain, des ombres maléfiques se sont attaquées aux villageois. Avant de succomber nos parents nous ont demandé de fuir en les laissant derrière, à la merci de ces prédateurs aux yeux rouges, et aux longues griffes.

  • Perte de contrôle

    Consigne 11 – Rédiger une nouvelle sentimentale

    Pour cette onzième consigne, je suis entré dans le monde de la romance, et sujet oblige, je devais écrire une nouvelle qui l’illustre. Pour y parvenir, il me fallait écrire un événement réel ou fictif avec une femme qui serait particulièrement séductrice. J’ai opté pour une femme fatale, sous les traits d’une call-girl nippone. La rencontre se fera dans un bar, là où un businessman américain savoure son dernier verre avant de décoller le lendemain pour San Francisco.

    Assis au comptoir, je tiens en main mon verre de whisky, que je viens de commander dans ce petit bar, niché entre deux ruelles du quartier de Ginza. Je sens l’alcool glisser dans mes veines, et commencer à me bercer de son entrave qui m’appelle à la plénitude. Mon esprit vagabonde, hors de mon contrôle. Ce voyage d’affaires à Tokyo m’a grandement épuisé, j’ai hâte de rentrer chez moi, à San Francisco. Des trois étagères qui recouvrent le mur en face de moi, une onde lumineuse fuit légèrement à travers les différents spiritueux. Cette tendre lueur se reflète sur mon unique glaçon, seul, tout comme moi. Le barman m’a laissé à ma solitude, préférant badiner avec deux jeunes femmes assises sur deux tabourets à ma droite. Je reprends une gorgée. Le nectar parcours l’intérieur de ma bouche avant de circuler le long de ma gorge. Mon stress professionnel se détache petit à petit, et s’envole pour rejoindre le ventilateur accroché au plafond. Je sens son air frapper mon visage. Ses pales tournent, et tournoient sans s’arrêter, pour offrir de la fraîcheur aux clients qui profitent pleinement de leur fin de journée.

  • Jules Brunet, le dernier samouraï

    Consigne 10 – Écrire à partir d’un fait divers

    Pour cette dixième consigne, je devais écrire une nouvelle en m’inspirant d’un fait divers. J’ai choisi d’écrire sur un fait historique. Je suis parti pour cela au pays du soleil levant, et j’ai décidé de raconter les circonstances de la chute du Shogunat Tokugawa (gouvernement militaire en vigueur au Japon de 1603 à 1867) pour le gouvernement impérial de l’Empereur Meiji. Un jeune capitaine français a participé à la défense des idéaux français, et des traditions japonaises derrière le dernier Shogun, Tokugawa Yoshinobu. Il s’est battu épaule contre épaule avec ses camarades, les derniers samouraïs.

    Hakodate, nord du Japon, 9 Juin 1869

    C’est par le bruit sourd des tirs de feu que la ville d’Hakodate sombra dans le chaos. Ils avaient été prévenus que leur rébellion à l’encontre de l’empereur ne resterait pas sans conséquence. Barricadés dans la ville, sans espoir d’attendre que la victoire vint à eux, et dans la fierté de mourir au combat, ils se laissèrent acculer par leur rage. Le capitaine Brunet, chef d’opération aidant cette jeune république, dirigea l’assaut.

  • Un parfum de cyanure

    Consigne 9 – Rédiger une nouvelle à partir d’une liste de contraintes

    Pour cette neuvième consigne, je devais me référer à une liste de contraintes, en plaçant 5 mots qui m’étaient donnés, ainsi qu’orienter mon texte vers une nouvelle « noire ». J’ai choisi de décrire les années 20, en y mêlant un soupçon d’Agatha Christie. J’ai volontairement laissé la fin en suspens pour écrire par la suite une version améliorée.

    1928, Réveillon de Noël, dans un manoir près de la ville d’Anvers. Il est 19h45.

    – Oh ! Ma maîtresse !

    Un cri d’horreur strident, et angoissant traverse le couloir en direction des invités qui partageaient ce début de soirée, une coupe à la main. Les invités interloqués se ruent à vive allure en direction du cabinet de travail d’où le bruit venait. Le majordome, la main encore posée sur la poignée de porte, constatait en état de choc, la scène. Le corps de sa maîtresse, une femme âgée, est retrouvé morte. Son buste reposant sur le bureau, un stylo plume planté dans son dos. 

    – Mère ! 

  • Complicité sensuelle

    Consigne 8 – Le pastiche et la parodie

    Pour cette huitième consigne, je devais réadapter un texte de Philippe Delerm « La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules » en me servant soit du pastiche, ou de la parodie. J’ai tranché pour le pastiche, mais en conduisant la dégustation de ce verre de « bière » (mojito dans mon texte) vers une vraie délivrance. Pour donner plus de caractère à cette nouvelle, j’ai opté pour la personnification de ce verre en une « catin », comparaison entre un client qui paye et consomme sa boisson, avec la prostitué qui contre des espèces sonnantes et trébuchantes exerce sa prestation professionnelle.

    – Il fait chaud, terriblement chaud. 

    Ces mots, nous n’arrêtons pas de les répéter inlassablement dans nos têtes depuis ce matin. Le souffle d’air brûlant accapare le centre-ville de Séville. Des toiles tendues de couleurs chatoyantes au sommet des bâtiments, s’étirent sur le long de rue principale. Bénéficiant de l’ombre offerte, nous marchons péniblement abrités du soleil d’été, sous l’écrasante chaleur qui tend peu à peu vers les 41 degrés. Devant ce spectacle, notre petit groupe de cinq fiers gaillards a perdu de sa fraîcheur, et de son énergie de la veille.

    Soudainement, les clochers ambiants des rues voisines se mettent à sonner à l’unisson, la troisième heure de l’après-midi.

  • Promenade fatidique

    Consigne 7 – Créer une nouvelle à partir d’une structure d’un texte d’auteur

    Pour cette septième consigne, comme son nom l’indique, je devais reproduire une nouvelle à partir d’un texte d’auteur. Le texte proposé s’intitulait « La crème du crime » de Boileau-Narcejac. J’ai repris la même structure que l’écrivain, mais en modifiant le personnage du frère handicapé par un petit chihuahua.

    – Marc ! Dépêche-toi ! Il faut sortir le chien, c’est l’heure de sa promenade.

    Il sort de son atelier un pinceau à la main en vociférant.

    – Je suis en pleine inspiration chérie ! Je viens de terminer la première ébauche !

    – Il est 17h. Tu sais que notre petit chou est très sensible à sa routine. Il va être stressé autrement, et je n’aime pas quand mon petit bébé est perturbé.

    – Et bien emmène le ! Dit sèchement Marc.

    – Je ne peux pas. Je dois appeler ma mère pour savoir comment s’est passée sa visite chez le médecin. Viens voir maman Pilou ! clôtura-t-elle.