• Une escapade extraordinaire

    Consigne 44ter – La relecture éditoriale et créative (2)

    Pour cette quarante-quatrième ter consigne, une nouvelle fois la réécriture est de mise. Je suis parti par conséquent (au vu de mon dernier texte de cette deuxième année) sur la réécriture de mon tout premier texte publié à l’Esprit Livre, mon atelier d’écriture. Bouclant pour ainsi dire la boucle de ces deux années d’apprentissage sur les sentiers de la plume. Je vous offre pour lecture, chers amis lecteurs, cette sortie en canoë d’un grand-père la comptant à son petit-fils. Réadaptée par mes soins, cette étrange sortie dans l’océan, où la rencontre de la mort a frôlé de peu les passagers, va vous laisser pantois face aux mystères inconnus de l’océan. Je vous souhaite sur ce, une bonne lecture !

        — Papi ! Raconte-moi une histoire qui fait peur ! s’exclame Raoul en entrant précipitamment dans la varangue* pour rejoindre son grand-père.

    Le vieil homme, assis près de la balustrade et entouré des bougainvilliers* de son jardin, profitait des derniers rayons du soleil de la journée en tirant sur sa pipe quelques bouffées de tabac.

        — Oh ! oh ! tu es bien courageux, dis-moi, lui répond-il de sa voix grave en le faisant monter sur ses genoux, mais tu sembles oublier que la dernière fois où je t’ai raconté une telle histoire, tu as fait des cauchemars pendant trois jours, si bien que ta maman m’a défendu de t’en raconter à nouveau, pas tant que tu ne seras pas plus grand.

        — Mais je viens d’avoir huit ans cette année, papi ! La dernière fois j’étais encore un bébé, j’avais seulement six ans ! s’écrit-il avec le sentiment de l’injustice en bouche.

    Son grand-père le regarde, l’air de ne pas vouloir changer d’avis, néanmoins, amusé par sa petite moue d’enfant déçu, il se résigne en un rien de temps. 

  • La dernière nuit

    Consigne 44bis – La relecture éditoriale et créative (1)

    Pour cette quarante-quatrième bis consigne, à défaut de la phase critique et intégration de la consigne précédente : la quarante-quatrième, ici, je dois simplement réécrire un texte choisi (La nuit fauche la vie, texte de ma première année) en utilisant tous les outils que j’ai pu acquérir en ces deux ans à l’Esprit Livre. Par conséquent, je vous plonge dans l’angoisse avec cette bande d’adolescents qui essayent de survivre tant bien que mal face à un ennemi affamé, qui ne reculera devant rien pour les arracher à leur existence. Voulez-vous savoir s’ils survivront ? Je vous laisse le découvrir en lisant la suite. Bonne lecture !

    A peine entrés, nous nous séparons. Chacun sait ce qu’il a à faire. C’est notre routine, notre survie en dépend. Charlie et Amber foncent droit vers la réserve pour prendre à bouffer. Des conserves principalement, le frais étant pourri depuis longtemps. Les jumeaux s’occupent de tout ce qui est indispensable pour survivre cette nuit : lampes-torches, chargeurs et piles, que nous consommons sans compter. Quant à moi, je me garde le coin fringues. On ne s’attarde jamais très longtemps, quinze minutes et pas une seconde de plus. Qui sait ce qui peut arriver dans un endroit clos ? Et puis, la nuit tombe vite ces derniers temps. 

    Sans plus attendre, je me précipite à travers les rayons dévalisés, probablement par d’autres survivants qui, eux aussi, ont targatté cette supérette isolée. À la vue de la pancarte “En promotion”, suspendue au-dessus des bacs à vêtements : semblant de civilisation dans ce chaos. Je me jette pour récupérer tout ce qui peut être utile pour lutter contre le froid de la nuit. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de rire jaune. Moi qui, il y a une semaine encore, refusais d’acheter des fringues en promotion, me voilà à en récupérer en masse sans me soucier du style et de la couleur. Et dire qu’en plus, hier, j’ai fêté mes 17 ans, mais bon, c’est le dernier de mes soucis en ce moment. Je dois retourner à l’entrée du magasin.