• Un deal inattendu

    Consigne 44 – La relecture critique de ses textes

    Pour cette quarante-quatrième consigne, je devais me lancer cette fois sur la piste de la réécriture, mais petite subtilité oblige, il me fallait avant tout faire la critique du texte choisi et ensuite l’écrire avec les modifications intégrées. Je vous propose alors pour cette réécriture de repartir au Japon, plus précisement dans un bar, quartier Ginza de Tokyo, où un businessman, whisky en main, se fera aborder par une mystérieuse femme. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir la suite. Bonne lecture !

    Nouvelle version

    Lorsque je franchis la lourde porte de ce petit bar, quartier Ginza, qui me sépare de l’agitation du monde de la nuit et de la solitude de mon hôtel, il est clair au vu de l’heure tardive, que j’ai cruellement besoin d’un dernier verre, ou du moins d’un remontant qui s’en rapproche, bien électrisant, pour me faire passer la nuit rapidement. Le lendemain, je dois rentrer à Austin, et ni le sommeil ni l’attrait pour les charmes nocturnes de Tokyo me poussent à quitter mon tabouret, le comptoir et mon verre de whisky. 

        — Ah ! Il m’a crevé ce voyage d’affaires, et dire que je dois en faire un par mois maintenant. Fucking fusion !

    Je commence à m’étirer, à profiter de ce cadre paisible au fond sonore des performances musicales de Kenny G au saxophone, lorsque le barman, souriant avec une démesure surprenante, vient me proposer l’addition. Mon petit doigt me dit que je fais tâche dans son bar à cette heure tardive. Il n’y a qu’à entendre les rires niais des deux jeunes femmes assises non loin de moi, aussi séduisantes l’une que l’autre, pour constater qu’elles n’étaient pas insensibles à son charme.

  • L’indomptable colosse

    Consigne 43 – La nouvelle d’inspiration historique

    Pour cette quarante-troisième consigne, je devais me lancer dans des recherches historiques, afin de trouver un héros et d’écrire son histoire. Par conséquent, j’ai été conduit sur le chemin de la Chine jusqu’à Guan Yu, le héros national, colosse à la barbe d’ébène. Dans ce récit, j’y narre la fin de sa vie, entre devoir et regrets. Prenez le temps de vous installer confortablement, je vous emmène tout droit en Chine ancienne en l’an deux cent vingt après la mort de Jésus Christ. Voyez, comment la droiture et la loyauté ont pu transcender un simple être humain en le transformant par la suite par ses contemporains en un dieu loué par beaucoup de chinois. Bonne lecture !

    Sous l’immensité des cieux où je ne fais que passer, j’aperçois au loin cette voie, que j’ai suivie depuis que j’ai quitté ma province natale. Droiture et loyauté n’ont cessé de rythmer mes décisions dans lesquelles : aucune richesse ni honneur ne m’a corrompu ; aucune pauvreté ni humiliation ne m’a fait vaciller ; aucune puissance ni force ne m’a soumis. Je suis, resté tel à ma famille et mes frères d’armes, le pilier de leur nouveau monde. J’ai combattu ardemment pour défendre les droits du peuple. J’ai honoré la vertu face à la corruption des crapules de la capitale impériale. J’ai élevé le courage du guerrier aux plus hautes instances qu’il pouvait espérer, me lançant à chaque fois dans les batailles avec la vigueur la plus féroce de remporter la victoire. Mes ennemis tremblaient à ma vue, beaucoup fuyaient plutôt que de venir rencontrer dragon vert, ma fidèle lame. Que ces longs combats ont nourri le sol de nos ancêtres, ainsi que la soif de pouvoir des autres rois ; tandis que moi, j’aspirais à une Chine libérée de ce joug, eux, voulaient la dominer.