• Petit plaisir reporté

    Consigne 42 – Une nouvelle tout en dialogue

    Pour cette quarante-deuxième consigne, sur ton de dialogue, deux cap m’étaient encore présentés. L’un sur la reprise d’un de mes textes, le second sur la reprise d’un conte ou d’une légende. Je me suis rappelé que par le passé, j’avais écris lors de ma première année, une dispute au sujet d’un plaisir contrarié. Tout naturellement, j’ai voulu lui rendre honneur en me lançant dans la réécriture de ce texte en employant seulement des dialogues. Je vous invite, chers lecteurs, à poursuivre votre lecture ci-dessous dans ce vieux couple, où la dispute laisse place à la tendresse. Suivi de l’analyse demandée. Bonne lecture !

     — Quoi ? Y en a plus ! dit Georges, assis dans son fauteuil en cuir noir ciré.

        — C’est pas ma faute ! se défend Yvonne, ce matin quand j’y suis passée, le vendeur n’en avait pas reçu. J’ai insisté, mais “rupture de stock, rupture de stock ma petite dame” comme il disait.

        — Mais, comment je vais faire ce soir ? questionne-t-il d’une voix monocorde. Tu sais bien que c’est mon petit plaisir…

        — Qu’est-ce que tu veux que j’te dise !? J’allais pas le braquer pour qu’il me jure qu’il n’en avait pas une planquée dans un coin, dit-elle en prenant le chemin de la cuisine pour préparer le dîner.

        — Pourquoi t’es pas allée dans une autre boutique ? demande Georges désespéré, qui la suit d’un pas pressé. 

        — Une autre boutique ? s’exclame Yvonne en bouillonnant. Non, mais dis donc ! c’est que tu sais très bien que j’étais chargée avec les courses de la semaine ! 

  • À contre-courant

    Consigne 41 – Explorer des territoires imaginaires en revisitant des mythes et des classiques

    Pour cette quarante-et-unième consigne, cette fois c’était les mythes et les légendes qui étaient à l’honneur. Bien sûr, il fallait pimenter le jeu, par conséquent la consigne indiquait de faire de notre décor un réel atout. Il devait être suffisamment évocateur, afin de parler directement au lecteur. Du coup, avec ces réflexions, les Enfers grecques me sont rapidement apparus, ainsi que leur passeur, Charon, mais dans ma réadaptation il aspire au changement. Il veut connaître la joie de ses passagers et non leur tristesse. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir tout cela ! Bonne lecture !

    Sur les eaux du Styx*, un vieux nocher ajusté de son linceul fredonnait un air en guidant son passager vers son dernier foyer.

        — Ô douce brise qui ondule les flots, tu portes dans ta langueur mon canot. 

             Dernier soupir d’une vie achevée, tu accompagnes notre traversée. 

             Ô bois, regrets et remords qui se traînent lentement, soutenant l’âme de mes clients.      

             Passeur hier, passeur aujourd’hui, passeur demain. 

             Je suis la frontière, le fond du puits, le repos certain.

    Il se tût un instant, puis reprit d’un ton solennel sa déclaration en usant de ses mots sonnants et de ses gestes parlants.