• Une leçon de vie

    Consigne 36 – Écrire à partir d’un texte d’auteur

    Pour cette trente-sixième consigne, nous devions marcher dans les pas de Rudyard Kipling avec son Livre de la jungle. Sur ton d’adaptation, il nous était demandé de nous imprégner de l’histoire à travers plusieurs lectures lentes. Une fois que cela nous était acquis et familier, nous pouvions nous lancer dans l’écriture de notre nouvelle. Vous voilà donc plongés chères lectrices, cher lecteurs en Orient en compagnie d’un père et de sa fille lors d’une partie de chasse en forêt. Je vous laisse découvrir la suite de cette histoire avec la fameuse morale accrochée à la fin : « il en faut peu pour être heureux ». Je vous souhaite une bonne lecture !

    En bordure de la forêt hyrcanienne* au pied de la mer Caspienne, une jeune fille regarde attentivement des empreintes laissées au sol. 

        — Ils ne sont plus très loin, s’adresse-t-elle fièrement à son père qui se tenait derrière elle.

    Elle se relève et tous deux, ils s’enfoncent dans la végétation abondante en suivant le tracé du gibier. Ils se déplacent en silence prêtant attention aux moindres petits bruits. Mais la tâche est ardue, car du sommet des arbres une colonie de tourterelles des bois qui a élu domicile vient les taquiner de leur roucoulement. Concentrée, elle ne quitte pas des yeux les traces de ses proies qui la conduisent sur un sentier surplombant les bords de la mer. Elle se remémore sa promesse, celle qu’elle s’est faite avant de quitter le village : de prouver à son père qu’elle aussi, elle peut marcher dans la voie du chasseur. Lui dévoiler à travers ses quinze printemps passés : sa dextérité à l’arc, son sens de l’observation, sa patience, et lui affirmer qu’elle est en âge dorénavant d’être appelée une adulte.

  • Les drougs, moi et un verre de lait

    Consigne 35 – Mixer trois textes en un

    Pour cette trente-cinquième consigne, comme l’indique le titre, il me fallait mixer trois textes en un avec pour extrait : un de L’Orange mécanique d’Anthony Burgess, un autre De Sang Froid de Truman Capote, et pour conclure le mélange La route de Cormac McCarthy. Vous imaginez un peu ces trois atmosphères, ces trois styles différents réunis en un seul texte ! Le Korova milkbar de Burgess en fond, les paysages de cow-boy de Capote en décor avec une hallucination tirée du roman de McCarthy. Le résultat est tout bonnement amusant. Pour pimenter le défi, la consigne précisait que nous devions choisir certains mots, certaines expressions…etc dans chacun des textes proposés. Vous pourrez prendre connaissance de mes choix et de mon analyse à la fin de la nouvelle. En attendant ce moment, je vous souhaite une bonne lecture !

    Avec mes trois drougs*, cela faisait bien trois bonnes heures que l’on grattait du bitume montés sur nos Harley. L’horizon en toile de fond, le sable du désert en pleine face, la route nous était offerte. Le vrombissement de nos moteurs affamés résonnait dans cette plaine silencieuse. Moteurs affamés de ces kilomètres qui défilent, ils étaient tels une symphonie harmonieuse, frappant à l’unisson d’un tonnerre de percussion. Ça me démange. J’accélère. La bête rugit. Elle m’excite. C’est que j’en veux plus, beaucoup plus. À ce moment, y-a le petit Teddy qui me fait signe qu’on arrive bientôt. Au loin, qui se dresse aussi gracieusement sur sa butte qu’un putain de temple grec, une oasis dans cette région solitaire : un motel.

  • Attaque mortelle

    Consigne 34 – Modifier des schémas narratifs pour créer de nouvelles histoires

    Pour cette trente-quatrième consigne, j’avais le choix entre reprendre une de mes nouvelles ou réécrire un texte de Jacques Sternberg tiré de ses fameux Contes Glacés avec pour seul tempo « l’horreur ». Mon choix a été vite pris, j’aime les défis, alors me voilà parti sur la réadapation de Les ennemis (le texte est en bas d’article). Vous verrez en lisant cette histoire que j’ai fait une transposition complète, oubliant le petit garçon, l’araignée et la mouche, mais en gardant la chute. Je vous laisse entrer dans ce monde de l’horreur et découvrir cette réadaptation. Bonne lecture !

    Plus que deux combats et après je rentre à la maison. Heureusement que j’ai eu l’idée de voir l’oncle Jerry la semaine dernière pour acquérir ce nouveau combattant : petit et doté d’une forte carrure. Un vrai concentré de violence ! comme dirait tonton. Avec cette bête féroce, je vais pouvoir me remplir les poches vite fait, bien fait. À moi les gonzesses et la vie facile. Je continue de rouler sur la nationale, doucement, guettant des deux côtés de la voie, afin de ne manquer aucune opportunité de combats. C’est qu’à cette heure tardive, ils sont quelques uns, affamés, fatigués, à rôder en bordure de la chaussée. J’essaye d’observer les moindres recoins, mais j’y arrive mal, il fait bien trop sombre. Gardons les yeux sur la route. J’en profite pour monter le son de la radio, car je les entends, encore, il font trop de bruits derrière. J’espère que le combat sera bientôt fini, c’est que cette nuit, je compte lui donner d’autres adversaires à mon petit gars ! Il y a encore de l’entrainement avant de le faire concourir dans une compétition, une vraie, comme celle proche des Everglades* : lucrative et accessible aux débutants.