• Les variations d’un pommier en été

    Consigne 32 – Exercices de style : positionnements du narrateur

    Pour cette trente-deuxième consigne, le but était simple, à travers une scène je devais changer le positionnement du narrateur et l’angle d’approche, en écrivant cette histoire en dix versions différentes. Pour le résumé, vous voici plongés en été, sous un pommier à profiter d’une petite sieste, lorsque de la chute d’une pomme, vous vous réveillez, appréciant à la fenêtre de votre maison le spectacle d’une tarte aux pommes dans les mains de votre amour. Je vous laisse découvrir sans plus attendre ces dix approches !

    Changement de narrateur :

    1 – (Narrateur-personnage rapproché)

    Je suis bien là, allongé sous mon arbre, mon chapeau de paille sur le museau, à profiter de la fin d’après-midi. Voluptueusement, la chaleur commence à m’enlacer de sa douceur enivrante, et me délivre peu à peu de ma fatigue. Je ressens mes vieilles articulations s’étirer à mesure que cet état de plaisir s’installe. C’est tellement agréable. Son souffle chaud me porte dans un sommeil exquis à la frontière des rêves. Sous le regard de mon vieux camarade, le pommier, le vent décide de se faufiler jusqu’à moi. Je le sens approcher d’un pas vif et frais de mon havre de paix, mais dans sa ruée, il percute mon ombrage. J’entends un bruit sec. Je sursaute. Je lève mon chapeau et constate qu’une petite pomme rouge est tombée à ma droite.

  • Ne parlez jamais avec des inconnus

    Consigne 31 – Épurer : gérer l’explicite et l’implicite

    Pour cette trente-et-unième consigne, je devais choisir un passage d’un livre et en réduire sa longueur en utilisant ellipse, asyndète, zeugme et autres artifices de l’écrivain. Par conséquent, j’ai opté pour le chapitre 1 du roman de Mikhaïl Boulgakov « Le Maître et Marguerite ». Récit d’une rencontre surprenante entre un inconnu et deux hommes qui débattent de l’impuissance de l’homme face à la vie. Je vous emmène découvrir cette histoire à Moscou en 1930, sur fond de méfiance et de soviétisme. Bonne lecture !

    Réécriture d’un extrait du chapitre 1 du roman de Mikhaïl Boulgakov : Le Maître et Marguerite

        — Excusez-moi, reprend l’inconnu, pour gouverner, vous soutenez qu’il faut avoir un plan précis à la temporalité certaine. Or, je vous le demande, comment l’homme peut-il être en mesure de gouverner, si l’incertitude l’empêche de connaître son lendemain, d’établir un plan sur une quelconque durée ?

    À ce moment, l’inconnu se tourne vers Berlioz :

        — Imaginez, prenons l’exemple où vous gouvernez, la tâche y est simple, avec le temps vous y prenez goût, mais soudain, un sarcome au poumon vous tire de votre hauteur.