• Plus jamais !

    Consigne 30 – Le ciblage : la relation auteur – lecteur

    Pour cette trentième consigne, à l’inspiration des exercices de style de Raymond Queneau, ce texte qui s’articule autour d’une histoire marquante devait tirer de son impact un ressenti chez le lecteur. Plusieurs intentions étaient disponibles, j’ai opté pour la violence conjugale. Une facette de notre civilisation qui ne cesse d’être perpétuée même dans notre monde moderne… L’histoire est composée de deux passages : un dans les yeux d’un spectateur immobile, et l’autre dans ceux de la victime. Je vous laisse découvrir ce texte, dénonciateur d’une cause longtemps laissée à son sort.

    Aujourd’hui, il rentra plus tôt à la maison. Fatigué de sa journée et agacé par la chaleur, ses nerfs étaient tendus. Un rien ne pouvait l’enflammer, le consumer de sa rage de vivre une vie sans intérêt. Comme à son habitude, il alla à son fauteuil favori s’avachir et se délester de son existence insipide. Télécommande en main, il zappa les chaînes de la télévision une à une, tellement elles se complaisaient dans leur inutilité. 

    – Bah ! j’vais pas regarder cette connerie, j’laisse ça aux écolos, disa-t-il à la vue de la chaîne National Geographic.

  • Zigouilli, un pas vers le monde des grands

    Consigne 29 – L’adaptation : réécrire un texte pour des enfants

    Pour cette vingt-neuvième consigne, il me fallait adapter une nouvelle de Maupassant « Une ruse » à un très jeune public. Nouvelle retraçant le subterfuge d’un médecin qu’en à la proposition de ses « services » à une jeune patiente, réticente du danger de l’infidélité. Car, par le passé celui-là même a tiré d’une mauvaise passe une femme adultère, qui a vu son amant décédé dans le lit conjugal, d’un malaise cardiaque en plein ébat amoureux. Récit complètement amoral, je devais en adapter l’esprit. Par conséquent, vous voici plongés dans une histoire pour enfant, où le mensonge apporte sa dose de danger, surtout la nuit. Découvrirez-vous ce qui se cache dans l’obscurité, lorsque votre cœur est lourd du mensonge ? Préparez-vous !

    Dans une boulangerie de quartier, une petite fille est venue pour acheter sa baguette de pain. Sa maman l’attend à l’extérieur. Elle a l’habitude d’entrer seule, car cela la rend joyeuse d’être grande comme ses parents. Mais aujourd’hui, elle est triste, son gros sourire a disparu. Alors, son ami le boulanger qui a remarqué ce changement de caractère lui demande.

    – Pourquoi tu es triste, Léa ? 

  • Invitation à la liberté

    Consigne 28 – Le resserrement : réécrire le livre de Richard Bach, Jonathan Livingston le Goéland en 4 pages maximum

    Pour cette vingt-huitième consigne, le resserrement était à l’honneur. Je devais réécrire le célèbre livre de Bach avec son Jonathan le goéland qui aspirait à la liberté. Récit des plus envoûtants sur le dépassement de soi et de l’accomplissement personnel. Dans cette version de 4 pages « maximum », bon, je suis plus sur 7 pages, mais après tout l’écriture n’est-ce pas de la générosité ? Je vous compte son histoire, mais à travers mon regard et mes mots. Alors, armez-vous d’écoute, de réléxion, et de patience, car le voyage commence maintenant !

    Il n’y a rien de plus beau que de contempler aux premières lueurs du jour, l’astre du matin apparaissant derrière l’horizon. La lumière, doucement, qui émerge. Ce spectacle du quotidien, un jeune goéland du nom de Jonathan avait eu l’idée d’en apprécier les douceurs. Un frémissement, une légère brise parvient à ses ailes. L’appel du vent le titillait. Sur un rocher planté au bord de la mer, il regarde les membres de son clan qui dormaient encore. Juste quelques battements et je reviens, se dit-il en s’élançant au-dessus de l’onde scintillante. Il vole aussi proche qu’il pouvait s’en approcher, afin de sentir l’écume lui fouetter le bout de son bec.