Voyage au cœur de la ville rouge

Consigne 20 – Raconter une histoire en une phrase

Pour cette vingtième consigne, je devais réduire une nouvelle à sa forme la plus étroite, une phrase. J’ai choisi pour pimenter un peu la consigne d’écrire plusieurs phrases ayant toutes le même point commun, la ville de Marrakech. Je vous propose par conséquent, non pas une phrase unique, mais six phrases unies représentées dans un recueil, qui respire le Moyen-Orient. Bonne lecture !

Drame au palais de la Mamounia

L’aube se lève, chatouillant à son habitude la cour du palais de ses rayons taquins, ses longs doigts voulant se rafraîchir s’étirent en direction du bassin, quand survient l’écho d’un cri de surprise, perçant la tranquillité du lieu ; un homme a été arraché à la vie.

Promesse d’un avenir meilleur

Ce vœux, nous le figeons à cet instant, main dans la main sur ce banc, la Koutoubia nous en en est témoin, de s’aimer à travers les difficultés et de briser notre destinée, pour que notre promesse d’union vive au fond de nous, deux êtres divisés par la religion.

Seconde chance au souk

Ils volaient les touristes d’une facilité déconcertante, cette bande de gamins des rues glissaient leurs petits doigts agiles dans les poches et autres sacs en quête d’objets à soutirer, mais un matin, au train train s’est ajoutée la rencontre d’un homme, qui changea définitivement leur vie.

Ravage, vide et destruction

Les hommes du caïd n’ont pas suffi à endiguer ce mal mystérieux, qui a frappé le quartier de Dar El Bacha ; piégés dans les ruelles étroites, les habitants n’ont aucune chance, ils hurlent de terreur, demain, il ne restera plus que poussière et silence.

Retrouvailles au bas des remparts

Elles m’accueillent comme de vieilles amies, que j’ai quittées la veille, de leurs robes ocres elles se dressent de leur hauteur me jetant un doux regard, qui m’a tenu d’un espoir sans faille, jusqu’à ce jour de retour.

L’esprit du Djebel Toubkal

Cette jeune fille, seule, perdue, pleurait à l’ombre d’un massif montagneux que nulle vie n’habitait à l’exception d’un puissant esprit du désert, qui n’appréciait pas d’être dérangé, surtout par les pleurs d’enfants.

2 Comments

  • Sabrina P

    Bonjour Rodolphe, décidément, ton univers (impitoyaaaableeeee) transparaît à chacune de tes histoires, même si elles ont un cadre différent. C’est limpide, et cruel parfois, mais que j’aime cet exercice de l’ultra concis !

    Dis-moi, aurais-tu commencé l’écriture d’un roman? J’imagine déjà le décor, et je sens que tu en es capable… Belle journée à toi, Sabrina.

    • Rodolphe

      Bonjour Sabrina,

      J’ai également apprécié cet exercice de l’ultra concis ! C’était très agréable de pouvoir créer autant d’histoires et de les résumer à leur simple phrase. Pas encore… Je préfère finir d’abord la première année à l’Esprit Livre avant m’y mettre sérieusement, car j’ai encore des choses à apprendre haha ! Merci beaucoup Sabrina pour ton soutien, cela me touche beaucoup !

      Merci et je te souhaite aussi une belle journée, malgré le froid ambiant !

      Amicalement,

      Rodolphe

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