• La maison Pouleman est dans la panade

    Consigne 15 – Écrire une nouvelle de genre dite « noire »

    Pour cette quinzième consigne, j’avais plusieurs possibilités dans le genre de nouvelles dite « noires », j’ai opté pour le polar. Nous voilà plongés par conséquent dans les années 50, aux États-Unis. Policiers, espions, mafia, voici ce que je vous sers pour ce texte agrémenté d’argots et de vieilles expressions dans leur jus. Régalez-vous !

    Il est 10 heures. La journée s’annonce bien. Pas trop chaude, pas trop froide, le juste milieu. Climat agréable pour un briscard comme moi, qui approche des dernières années de son service à la maison Pouleman. Je franchis la porte d’entrée du poste de police. Tout le monde s’affaire au train train habituel, le crime passionnel, le cambriolage qui a mal tourné, le fils ambitieux déçu de ne pas toucher son héritage, qui renvoie son père à la maison mère, bref, la routine. Je me dis à ce moment, que je vais me trouver un petit coin pénard, me carrer dans un fauteuil et faire mine de bosser. Je vais faire dans la profondeur, le professionnalisme éveillé, et donner un sens important à ma journée. Mais c’est sans compter sur la bleusaille qu’on m’a filée entre les pattes, qui se rapproche de moi à grande vitesse. Qu’est-ce qu’il me veut celui-là de si bonne heure. 

  • Du rififi au Valhalla

    Consigne 14 – Revisiter les mythes et les légendes

    Pour cette quatorzième consigne, je devais m’attaquer aux mythes et légendes de notre monde en altérant la finalité. Cette fois, je me suis aventuré dans les légendes nordiques, et je me suis attaqué aux croyances vikings. Le Valhalla. Pour changer cette légende, j’ai tout simplement doté les valkyries d’un syndicat. Iront-elles sauver ce pauvre soldat agonisant aux portes de la mort ? À vous de le découvrir, car rien ne va plus dans les cieux.

    C’est la première fois que je contemple aussi sereinement le ciel. Il est immense et son voile azuré s’étend par delà l’horizon. Il nous englobe de sa protection en nous apposant son sceau, un sceau de paix qui nous porte à la rêverie. Mon regard se perd dans cette étendue de liberté, où je ne trouve aucune accroche. J’aperçois le soleil déjà haut à cette heure, ses rayons embrassent les cieux et intensifient leurs reflets bleutés. Je me sens bien sous sa lumière, elle réchauffe paisiblement mon corps fatigué par cette dure matinée. Un ombrage vient, de légers nuages passent au dessus de ma tête, ils semblent suivre un tracé, leurs propres chemins, en obéissant uniquement aux règles dictées par la nature. J’entends le vent me murmurer à l’oreille que moi aussi, bientôt, je continuerai ma route. En attendant cet instant, je suis allongé et j’admire ce spectacle sans fin, celui de la vie. Ma respiration devient de plus en plus lente, je suis conduit progressivement vers un état de quiétude. J’ai du mal à garder les yeux ouverts. Je m’assoupis, bercé par le vent qui continue doucement de souffler sur la vallée où je me repose.