• Perte de contrôle

    Consigne 11 – Rédiger une nouvelle sentimentale

    Pour cette onzième consigne, je suis entré dans le monde de la romance, et sujet oblige, je devais écrire une nouvelle qui l’illustre. Pour y parvenir, il me fallait écrire un événement réel ou fictif avec une femme qui serait particulièrement séductrice. J’ai opté pour une femme fatale, sous les traits d’une call-girl nippone. La rencontre se fera dans un bar, là où un businessman américain savoure son dernier verre avant de décoller le lendemain pour San Francisco.

    Assis au comptoir, je tiens en main mon verre de whisky, que je viens de commander dans ce petit bar, niché entre deux ruelles du quartier de Ginza. Je sens l’alcool glisser dans mes veines, et commencer à me bercer de son entrave qui m’appelle à la plénitude. Mon esprit vagabonde, hors de mon contrôle. Ce voyage d’affaires à Tokyo m’a grandement épuisé, j’ai hâte de rentrer chez moi, à San Francisco. Des trois étagères qui recouvrent le mur en face de moi, une onde lumineuse fuit légèrement à travers les différents spiritueux. Cette tendre lueur se reflète sur mon unique glaçon, seul, tout comme moi. Le barman m’a laissé à ma solitude, préférant badiner avec deux jeunes femmes assises sur deux tabourets à ma droite. Je reprends une gorgée. Le nectar parcours l’intérieur de ma bouche avant de circuler le long de ma gorge. Mon stress professionnel se détache petit à petit, et s’envole pour rejoindre le ventilateur accroché au plafond. Je sens son air frapper mon visage. Ses pales tournent, et tournoient sans s’arrêter, pour offrir de la fraîcheur aux clients qui profitent pleinement de leur fin de journée.

  • Jules Brunet, le dernier samouraï

    Consigne 10 – Écrire à partir d’un fait divers

    Pour cette dixième consigne, je devais écrire une nouvelle en m’inspirant d’un fait divers. J’ai choisi d’écrire sur un fait historique. Je suis parti pour cela au pays du soleil levant, et j’ai décidé de raconter les circonstances de la chute du Shogunat Tokugawa (gouvernement militaire en vigueur au Japon de 1603 à 1867) pour le gouvernement impérial de l’Empereur Meiji. Un jeune capitaine français a participé à la défense des idéaux français, et des traditions japonaises derrière le dernier Shogun, Tokugawa Yoshinobu. Il s’est battu épaule contre épaule avec ses camarades, les derniers samouraïs.

    Hakodate, nord du Japon, 9 Juin 1869

    C’est par le bruit sourd des tirs de feu que la ville d’Hakodate sombra dans le chaos. Ils avaient été prévenus que leur rébellion à l’encontre de l’empereur ne resterait pas sans conséquence. Barricadés dans la ville, sans espoir d’attendre que la victoire vint à eux, et dans la fierté de mourir au combat, ils se laissèrent acculer par leur rage. Le capitaine Brunet, chef d’opération aidant cette jeune république, dirigea l’assaut.