• Un parfum de cyanure

    Consigne 9 – Rédiger une nouvelle à partir d’une liste de contraintes

    Pour cette neuvième consigne, je devais me référer à une liste de contraintes, en plaçant 5 mots qui m’étaient donnés, ainsi qu’orienter mon texte vers une nouvelle « noire ». J’ai choisi de décrire les années 20, en y mêlant un soupçon d’Agatha Christie. J’ai volontairement laissé la fin en suspens pour écrire par la suite une version améliorée.

    1928, Réveillon de Noël, dans un manoir près de la ville d’Anvers. Il est 19h45.

    – Oh ! Ma maîtresse !

    Un cri d’horreur strident, et angoissant traverse le couloir en direction des invités qui partageaient ce début de soirée, une coupe à la main. Les invités interloqués se ruent à vive allure en direction du cabinet de travail d’où le bruit venait. Le majordome, la main encore posée sur la poignée de porte, constatait en état de choc, la scène. Le corps de sa maîtresse, une femme âgée, est retrouvé morte. Son buste reposant sur le bureau, un stylo plume planté dans son dos. 

    – Mère ! 

  • Complicité sensuelle

    Consigne 8 – Le pastiche et la parodie

    Pour cette huitième consigne, je devais réadapter un texte de Philippe Delerm « La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules » en me servant soit du pastiche, ou de la parodie. J’ai tranché pour le pastiche, mais en conduisant la dégustation de ce verre de « bière » (mojito dans mon texte) vers une vraie délivrance. Pour donner plus de caractère à cette nouvelle, j’ai opté pour la personnification de ce verre en une « catin », comparaison entre un client qui paye et consomme sa boisson, avec la prostitué qui contre des espèces sonnantes et trébuchantes exerce sa prestation professionnelle.

    – Il fait chaud, terriblement chaud. 

    Ces mots, nous n’arrêtons pas de les répéter inlassablement dans nos têtes depuis ce matin. Le souffle d’air brûlant accapare le centre-ville de Séville. Des toiles tendues de couleurs chatoyantes au sommet des bâtiments, s’étirent sur le long de rue principale. Bénéficiant de l’ombre offerte, nous marchons péniblement abrités du soleil d’été, sous l’écrasante chaleur qui tend peu à peu vers les 41 degrés. Devant ce spectacle, notre petit groupe de cinq fiers gaillards a perdu de sa fraîcheur, et de son énergie de la veille.

    Soudainement, les clochers ambiants des rues voisines se mettent à sonner à l’unisson, la troisième heure de l’après-midi.

  • Promenade fatidique

    Consigne 7 – Créer une nouvelle à partir d’une structure d’un texte d’auteur

    Pour cette septième consigne, comme son nom l’indique, je devais reproduire une nouvelle à partir d’un texte d’auteur. Le texte proposé s’intitulait « La crème du crime » de Boileau-Narcejac. J’ai repris la même structure que l’écrivain, mais en modifiant le personnage du frère handicapé par un petit chihuahua.

    – Marc ! Dépêche-toi ! Il faut sortir le chien, c’est l’heure de sa promenade.

    Il sort de son atelier un pinceau à la main en vociférant.

    – Je suis en pleine inspiration chérie ! Je viens de terminer la première ébauche !

    – Il est 17h. Tu sais que notre petit chou est très sensible à sa routine. Il va être stressé autrement, et je n’aime pas quand mon petit bébé est perturbé.

    – Et bien emmène le ! Dit sèchement Marc.

    – Je ne peux pas. Je dois appeler ma mère pour savoir comment s’est passée sa visite chez le médecin. Viens voir maman Pilou ! clôtura-t-elle.

  • Le prix d’un rêve

    Consigne 6 – Construire l’intrigue de vos histoires

    Pour cette sixième consigne, je devais m’armer de mon imagination et construire un plan pour une histoire. J’ai d’abord choisis une idée de départ, puis j’ai construit mes personnages principaux, détaillé la chronologie scène par scène, définis les points d’ancrage où j’insisterai le plus, et pour finir j’ai tranché sur la forme que mon texte prendra.

    Mon idée de départ est celui d’une jeune femme aveugle qui lors d’une sortie avec sa meilleure amie va se retrouver entraînée chez un antiquaire, où elle retrouvera la vue lorsqu’elle apposera des lunettes de soleil du 19ème siècle sur son nez. J’ai envie d’écrire sur le contraste entre sa vie dépourvue de lumière et le moment où elle retrouvera la vue.

    Mes personnages seront au nombre de trois: le personnage principal Camille la jeune aveugle, Marion la meilleure amie, et l’antiquaire. L’époque sera la nôtre, et je pense situer l’action à Lyon. La classe sociale est moyenne supérieure.

    Camille : elle avait 8 ans, quand elle a perdu la vue après l’accident tragique, qui a provoqué la mort brutale de ses deux parents. Elle a été élevée par ses grands-parents maternels. C’est grâce à sa grand mère, une femme de caractère et d’un optimisme contagieux qui lui a transmis la force d’aller de l’avant et d’être toujours partante pour de nouvelles expériences. Elle a maintenant 30 ans, elle est mariée et sans enfant.