• Entre brouhaha et sérénité

    Consigne 4 – Le fragment autobiographique

    Pour cette quatrième consigne, je devais écrire un texte en fragments. Le premier est une sortie extérieure, où je décris tout ce que je vois. Le deuxième un souvenir qui met cher. Le troisième n’est autre que ma réflexion coucher sur le papier. Et le quatrième un texte regroupant le premier et le deuxième fragment en me servant du troisième comme fil conducteur.

    1er fragment

    Le soleil se montra enfin aujourd’hui. Le cri des enfants résonnait à l’extérieur porté par les brises fraîches du printemps. Ils se pressèrent accompagnés par leurs mères dans les jardins publics. Les automobilistes moins patients qu’à l’habitude haranguaient d’autres usagers : un cycliste trop lent, un conducteur moins vif qui mettait plus de temps pour sortir de son emplacement de stationnement. La factrice quant à elle faisait sa distribution en chantonnant. Les personnes âgées profitaient du temps clément, et du jour du marché pour se rencontrer afin d’échanger sur leurs problèmes de santé. Les amoureux de leurs côtés, ne voulant pas rater le spectacle de cette belle journée, se dépêchèrent pour trouver une place libre aux terrasses des brasseries déjà bondées. Les commerçants de vêtements, et le libraire arrangeaient leurs devantures en mettant en avant leurs plus belles pièces. Les effluves odorants de la parfumerie se mêlaient aux senteurs du vendeur d’épices avoisinant.

  • Petit plaisir contrarié

    Consigne 3 – La nouvelle instant

    Pour cette troisième consigne, je devais écrire une nouvelle, où un changement particulier créera une rupture chez le héro. J’ai pris l’exemple d’un vieux couple qui se disputera, quand le mari découvrira que sa femme n’avait pas acheté son petit plaisir du soir.

    – Quoi ! Il n’y en a plus ?

    George, un homme fier de 71 ans s’adressait à Yvonne son épouse de 68 ans.

    – Oui, ce matin quand j’y suis passée, il y avait une rupture de stock.

    Yvonne se retourna et continua de laver la salade qu’elle avait rapportée du marché.

    – Mais comment je vais faire ce soir ? Tu sais très bien que c’est mon petit plaisir…

    – Que veux-tu que je te dise ? Il n’y en a plus, sortit Yvonne d’un ton sec.

    – Pourquoi n’es-tu pas allée dans une autre boutique ? S’indigna George.

  • La déchirure

    Consigne 2 – Le témoignage, la fiction, l’autofiction

    Pour cette deuxième consigne, je devais raconter une histoire toujours en me mettant en scène, mais cette fois en insistant sur une émotion forte. J’ai choisi le sentiment de la tristesse d’une séparation entre un mari et son épouse.

    Je me réveillai en sursaut à l’aube, complètement en nage. De la sueur coulait de mon front, et j’étais frissonnant de peur. Je venais de faire un terrible cauchemar. Celui, dont la mort vous empêchait de revenir chez vous. Je laissais derrière moi une veuve. Une délicieuse créature que j’avais épousée, il y a 8 ans. Elle était mon souffle de vie qui s’incarnait dans chaque instant du quotidien, et j’étais son rempart, celui qui la protégeait des horreurs du monde. Lors de nos premières rencontres, nous avions su que nous étions voués à vivre l’un avec l’autre. Deux esprits enflammés, mais vivant dans un monde consumé par la guerre, cela était impossible.

    Inquiet du temps qui me restait, je jetai un coup d’œil à l’horloge, les aiguilles tendirent vers neuf heures. Je demeurais un loyal serviteur de mon Empereur et je devais quitter mon foyer avant midi. Mon commandant d’escadron m’attendait afin de me transmettre mes ordres de mission pour la bataille qui se dessinait dans les prochains jours. Le chagrin me dévorait de l’intérieur, je n’avais pas le choix. La fuite pouvait être une solution pour d’autres hommes, mais étant passionné je restais un homme droit et d’honneur.

  • Dérive en canoë

    Consigne 1 – La nouvelle d’inspiration autobiographique

    Pour cette première consigne, je devais raconter un épisode de ma vie en me mettant en scène. Il me fallait insister sur deux phrases. La première une accroche pour le lecteur, et la deuxième marquante. J’ai alors décidé d’écrire sur une aventure en kanoë.

    Avec mon petit frère, nous avions l’habitude durant notre enfance, de sortir le canoë dès que nos cours matinaux étaient finis. Un instant privilégié du quotidien que nous pouvions nous permettre aisément vu que nous habitions sur une île. Notre maison se trouvait perchée sur la cime d’une petite montagne. Nous étions reliés aux abords de l’océan Indien par un chemin étroit qui descendait jusqu’à la plage. Nous attendions chaque jour avec impatience de pouvoir descendre ces marches à vive allure avec notre embarcation sur le dos.

    J’avais 13 ans, il en avait 10, et déjà notre soif de liberté se faisait entendre !

    Tirant le canoë sur l’eau, nous sautions dedans et nous commencions à pagayer. Nous glissions sur les flots à la vitesse d’un galet ricochant au contact de l’onde scintillante. Personne ne pouvait nous arrêter quand nous étions dans cet état. Notre soudain instinct était celui-ci : d’aller aussi loin que nos jeunes corps d’adolescents pouvaient supporter le rythme. Dès que nous arrivions à la limite de notre endurance, nous stoppions net et nous nous arrêtions en nous laissant dériver calmement par le courant marin.